Quelle est la raison d'être des Semaines ?
Tout benoîtement, c'est le moyen le plus simple (quoi qu'en disent les
organisateurs) et le plus convivial de sortir les joueurs de leur solitude, ou de leur
offrir de nouveaux adversaires destinés à remplacer le temps d'un été ceux qu'ils ont
l'habitude de rencontrer dans leur club.
Imaginez donc : quatre semaines de jeux non-stop au cours desquelles les joueurs de toute
espèce et de tout poil peuvent s'adonner à leur passion. Tous les jeux de simulation
sont représentés : jeux de plateau, jeux de rôle, wargames, grandeur nature, murder
party, jeux de figurine, jeux sur ordinateur en réseau, paintball, jeux de cartes à
collectionner... Berf, un paradis pour l'adepte du jeu.
De plus, les joueurs des Semaines viennent des quatre coins de la France, voire même de
l'étranger (Suisse, Belgique, Bretagne...), et sont tous prêts à participer à
n'importe quel jeu ou presque, si quelques conditions sont remplies : pas de souci
bassement matériel (du genre préparer le repas), et de la place pour jouer aussi
longtemps que nécessaire, et à des jeux "monstrueux", dans le genre de ceux
qui demandent une petite semaine de préparation avant de pouvoir déplacer le premier
pion...
Et c'est précisément ce que permettent les Semaines : de la place, du temps, des
adversaires, des jeux extraits de l'impressionnante ludothèque de plus de 300 titres, et
le ravitaillement assuré sans avoir à mettre la main à la pâte, le tout sans que le
monde extérieur ne vienne troubler la quiétude du joueur.
C'est aussi, bien entendu, la possibilité de s'initier à des jeux qu'on ne connaissait
pas, ou qu'on n'avait jamais eu le temps de tester par manque de place / d'adversaires, de
participer à de nouveaux types de jeux (combien d'épistoludistes ont découvert le jeu
par correspondance à l'occasion d'un séjour aux Semaines, ou par l'intermédiaire d'un
participant des Semaines ?), parfois de tester des nouveaux jeux avant leur parution
effective ou de rencontrer des célébrités du monde du jeu, bref et avant tout en un mot
de s'amuser, quelques jours ou quelques semaines, dans une ambiance unique.
Ci
contre à gauche, tiré de nos archives exclusives, notre honorable directeur après la
première semaine sans sommeil (pour les âmes sensibles, nous ne dévoilerons pas son
état à la fin du séjour). Rassurez vous, seule une très grande habitude lui permet de
conserver cet aspect humain à ce stade.